"Notre besoin de consolation est impossible à rassasier" (Stig DAGERMAN)

Mais ce soir non.

Ô mon Dieu ! il pleut, mais je ne me plains pas,
Cela me remplit d’un souffle nouveau.
Les étoiles dans le ciel me font venir les larmes aux yeux,
Elles éclairent mon chemin ce soir.
Jamais, depuis des années, je ne me suis senti à ce point en vie !

Rien qu’un jour durant, un jour comme celui-ci,
J’échapperai à cette débauche perpétuelle.
Le vent dans mes cheveux me dessille les yeux ;
Comme il est bon de vivre ce soir !
Jamais, depuis des années, je ne me suis senti à ce point en vie !

L’éclat de la Lune dans le Ciel
Me remémore tant d’autres nuits,
Mais elles n’étaient pas comme celle-ci.

Ô mon Dieu ! Il pleut et je ne contiens pas
Le plaisir que je trouve à être trempé ainsi.
Ici, seul, entièrement, seul….
Quelle douceur, que d’être seul ce soir !
Jamais, depuis des années, je ne me suis senti à ce point en vie !

Il fait clair de Lune,
Et cela me rappelle tant d’autres nuits
Où mes yeux étaient si rouges*
Que pendant tout ce temps je suis passé pour mort
… mais ce soir, non.

 

-------------------------------------------

* La notion de pluie tantôt libératrice, tantôt synonyme de larmes et d’yeux rouges, avait déjà servit de point de départ à une chanson de Hal David et Burt Bacharah (1969) :

« Raindrops kee^fallin’ on my head / But that doens’t mean mye yes will soon be turnin’ red »

Mais ce soir non.
Retour à l'accueil
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
À propos
Âme Anonyme

"Je suis sentimentale - je le sais. Je suis désespérée et déraisonnable - je le sais aussi. Oh, aide-moi." Anne Franck (1929-1945)
Voir le profil de Âme Anonyme sur le portail Overblog