"Notre besoin de consolation est impossible à rassasier" (Stig DAGERMAN)

Les heures lentes.

"Chéri,

Je suis certaine que je redeviens folle. Je pense que nous ne pourrons pas vivre une seconde fois une épreuve aussi terrible. Et cette fois, je ne m’en sortirai pas. Je commence à entendre des voix et je ne peux plus me concentrer. Alors je vais faire ce qui me semble la meilleure chose à faire. Tu m’as donné le plus grand bonheur qui soit. Tu as été plus parfait que n’importe qui. Je ne crois pas que deux personnes aient été plus heureuses que nous jusqu'à ce que cette terrible maladie me frappe. Je ne peux plus combattre. Je sais que je gâche ta vie et que sans moi, tu pourrais travailler. Et tu le feras, je le sais. Tu vois, je n’arrive même pas à m’exprimer correctement. Je ne peux plus lire. Ce que je veux te dire c’est que je te dois tout le bonheur que j’ai connu. Tu as été totalement patient envers moi et incroyablement bon. Je tiens à le dire — le monde le sait. Si quelqu'un avait encore pu me sauver, cela aurait été toi. Tout m’échappe sauf la certitude de ta bonté. Je ne peux plus continuer à gâcher ta vie. Je ne crois pas que deux personnes puissent être plus heureuses que nous ne l’avons été".

***

"Cher Léonard,

regarder la vie en face, toujours regarder la vie en face, et la reconnaître, pour ce qu’elle est, enfin la connaître, l’aimer, pour ce qu’elle est, et la mettre derrière soi. Léonard, toujours les années entre nous, toujours les années, toujours l’amour, toujours les heures…"

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Âme Anonyme

"Je suis sentimentale - je le sais. Je suis désespérée et déraisonnable - je le sais aussi. Oh, aide-moi." Anne Franck (1929-1945)
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