"Notre besoin de consolation est impossible à rassasier" (Stig DAGERMAN)
11 Juin 2018
“Le névrotique envahit, contrôle, agglutine et asphyxie l’autre en permanence.
Le message est : sans moi, tu ne vis pas.”
Bernado Stamateas
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Ça clignote en rouge dans mon cerveau. C’est normal.
Consacrer TOUT son temps libre à UNE personne, c’est pas forcément l’idée du siècle.
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— Coucou toi ! Grand soleil ce matin, ça fait plaisir. Comment tu vas ?
— Mal dormi.
— Oh, c’est nul ! Une bonne douche et ça ira mieux. Tu as quoi de prévu aujourd’hui ?
— Rien d’intéressant.
— T’es pas très bavard…
— J’ai rien à dire.
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Chaque matin, j’attendais fébrilement sa réponse à mon premier SMS : elle allait définir mon moral de la journée. Souvent froide, parfois blessante, elle me plongeait dans une détresse longue durée. Rarement chaleureuse et « normale », elle m’inondait d’un soulagement intense.
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Parfois il se trouvait vieux, parfois il avait la vie devant lui.
Parfois il m’aimait, souvent il ne m’aimait pas.
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Et moi, comme la gentille petite que j’étais, je m’accrochais. Je suivais tant bien que mal. L’ascenseur émotionnel était insoutenable. Parfois l’idée de me perdre ne lui faisait ni chaud ni froid, parfois il me promettait que j’étais la seule chose qui le retenait dans ce monde. Parfois on avait un avenir et une chance, parfois je devais me tirer d’urgence.
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"Je suis sentimentale - je le sais. Je suis désespérée et déraisonnable - je le sais aussi. Oh, aide-moi."
Anne Franck (1929-1945)
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