"Notre besoin de consolation est impossible à rassasier" (Stig DAGERMAN)

Les revenants ne vont pas en revenir!

Plaisanterie
Halloween

Elle est belle la plaisanterie mais ça ne plaisante pas en cette nuit d’Halloween. Les citrouilles ne sont pas mortes de rire, elles sont plutôt mortes de trouille. A cette heure elle est morte de peur. C’est l’heure, l’horreur approche, et si par malheur, elle a oublié l’heure, elle risque de passer, c’est sûr, un encore plus mauvais quart d’heure. Ils se cachent comme des ombres noires et transforment ses rêves en cauchemars, doigts de serpents, cheveux d’araignées. Mais elle se fait enfant trop sage, or ils préfèrent qu’elle ait la rage. Les fous, ils ne savent pas ce qu’ils font ; elle sait, elle, où elle en est et ce qu’ils lui font.  ♬♩♪♫Ainsi font, font, font, la petite marionnette, ainsi font, font, font, trois p'tits tours et puis s'en vont…♬♩♪♫

Ils ne s’en vont pas bien loin, ils la tiennent bien en main. L’horreur elle-même se fait des frayeurs et prend peur. La vie n’est pas une plaisanterie, et même en cette nuit d’Halloween, elle prend tout très au sérieux. Mais l’incorrigible, elle n’a pourtant pas fait mieux que de laisser filer l’heure, d’en oublier le temps d’honorer les ombres ; qu’importe, elle le paiera de sa chair.

Encore plus cher sera le prix de sa mémoire indélébile pour une mélancolie garantie à chaque coin de rue.

Mais elle ne se fait pas de bile, le corps vaillant quand la caméra tourne, les regards tournés vers elle, la scène va tourner au vinaigre. Aigre-douce ou douce-amère, fleur de sel, célibataire, célibattante, la mère au cœur battant, le père invisible dans les hautes sphères qui ne décroche pas mot pour elle, ou qui n’a de mot qu’affabulatrice pour la dire, claqueuse de portes hurlante et désobéissante par ses absences.

Faites du bruit, criez, hurlez donc, on ne l’entendra pas, cette nuit c’est Halloween. Les parapluies se mutent en chauve-souris hurleuses éclaboussées par les dégâts que la nuit l’ennui lui cause.

Tout peut arriver, mais sait-on jamais, le pire ou meilleur ? Elle est plutôt mariée avec le pire qu’avec le rire. Que faire pour demeurer assurément en pays d’euphorie ? Que faire pour ne jamais quitter leshalos de lumière, là où tout se fait masqué ? C’est elle la maudite, l’amoureuse ennuyée par trop de mauvaises plaisanteries qui ont fait ses rêves tourner court et ses audaces fiévreuses finir tiédasses, fadasses.

Elle pleure, c’est la fin de son heure. Descends donc de scène, pierre qui roule, mal de pierre, lourde de pierre. Lion elle est lionne. La pierre s’éloigne, le lion en elle rugit. Elle préfère ? Salomé dans sa chambre, elle a froid, elle craint ce qui vient au loin, des tumeurs dans l’air.

La sobriété est de rigueur et s’épancher n’est pas de mise ; mise sur autre chose, ose ! Au pire tu perds, cours te taire, et tu te terres ; au mieux, fiévreuse, oh comme tu as tort, pauvre malheureuse au masque sourire : oui souris donc, puisque c’est grave.

 

Les revenants ne vont pas en revenir!Les revenants ne vont pas en revenir!
"Je suis l'esprit du mal, le génie infernal! Les revenants ne vont pas en revenir. Je suis marié à la peur, l'horreur et la terreur, pour le meilleur et surtout le pire!"

"Je suis l'esprit du mal, le génie infernal! Les revenants ne vont pas en revenir. Je suis marié à la peur, l'horreur et la terreur, pour le meilleur et surtout le pire!"

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Âme Anonyme

"Je suis sentimentale - je le sais. Je suis désespérée et déraisonnable - je le sais aussi. Oh, aide-moi." Anne Franck (1929-1945)
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