"Notre besoin de consolation est impossible à rassasier" (Stig DAGERMAN)
15 Mars 2019
La mort est toujours présente dans la pensée dépressive, allant de quelques évocations qui traversent l'esprit de temps à autre, à la volonté de mourir, longuement ruminée et préméditée.
Ce peut être une sorte de soulagement face au constat d'échec de vie que crée la dépression ; c'est quelquefois le terme d'une souffrance intolérable liée à la pensée de ruine et d'incurabilité ; c'est aussi, dans l 'esprit de certains déprimés convaincus de leur indignité et de leur culpabilité, une issue obligée et méritée.
L'idée de mort dans l'esprit du déprimé, peut se limiter à un concept vague, sans précision, demeurer une éventualité acceptée, une sorte de sommeil prolongé : "si demain je pouvais ne pas me réveiller".
La pensée peut se concentrer sur les moyens précis de réaliser la mort.
Enfin l'idée de mort et le passage à l'acte suicidaire peuvent apparaître brutalement et en même temps : volonté brutale de mourir qui déborde le sujet, incapable de prendre le recul nécessaire vis-à-vis de ses propres pensées, incapable de différer son projet soudainement apparu.
Ces suicides étonnent l'entourage par leur caractère imprévu et brutal...
Source : Dr Henri CUCHE et Dr Alain GERARD, Je vais craquer (2002)
"Je suis sentimentale - je le sais. Je suis désespérée et déraisonnable - je le sais aussi. Oh, aide-moi."
Anne Franck (1929-1945)
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