"Notre besoin de consolation est impossible à rassasier" (Stig DAGERMAN)
16 Juillet 2023
Si l'on garde de l'enfance l'amour, la joie, l'enthousiasme. C'est bien.
J'ai gardé ce que j'ai eu : de la peur, de la crainte, de la terreur, des coups, des plâtres à gogo, des béquilles, des points de suture, des bleus de la maison, des bleus à l'école, en boucle.
Et partout me taire.
Oh mais voilà qui est arrangeant :
Plus tard tous mes récits seront aberrants !
Forcément...
Il fallait le dire avant !
Evidemment...
J'ai gardé le besoin permanent d'être validée par quelqu'un,
la dépendance affective, la peur de décevoir,
la peur de contrarier, de ne pas être à la hauteur des attentes de l'autre,
la peur de donner mon avis même sur un petit rien du tout.
J'ai développé le besoin d'être aimée.
Absolument. N'importe quel prix.
En corps et en corps.
J'ai perdu la possibilité de me situer, écrasée.
Je suis où en effet dans mon histoire personnelle ?
Je me situe où dans la relation à l'autre ? Dans les émotions ?
Elles me débordent.
Apprendre à me positionner.
A ne plus subir ma vie.
Choisis ton camp.
Qu'est-ce qui me tient à cœur ?
Qu'est-ce qui me constitue ?
Développer ma responsabilité. Réécrire mon histoire. Me positionner.
Pour tenir la distance, prendre ses distances.
Perdue dans mes pensées,
ce que je capte des ce qui m'entoure,
ce que je ressens,
ce que je perçois.
Ce trop-plein non exprimé me fait mal,
me déséquilibre,
me désoriente...
"Je suis sentimentale - je le sais. Je suis désespérée et déraisonnable - je le sais aussi. Oh, aide-moi."
Anne Franck (1929-1945)
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