"Notre besoin de consolation est impossible à rassasier" (Stig DAGERMAN)
17 Septembre 2018
Apparemment elle n’a l’air de rien, l’air de ne pas y toucher, mais pas sainte n’y touche, elle a l’art du toucher, du savoir faire et des sens, et de savoir les choses qui lui passent encore au corps, autant qu’à la tête.
La tête à l’envers, la tête en l’air, elle perd le fil de la conversation et aussitôt passe à l’action, aux commandes ses émotions, le corps en démolition, quel chantier nauséabond, écarte-toi donc de là et d’un bond et sors !
Imperceptiblement le manque arrive, les choses se font, les liens se créent, les habits se défont, il faut prendre acte, se faire caméléon ou faire sauter les verrous, faire monter l’attention, plus rien qu’y tienne, elle ne tient plus à rien qu’à son souffle et ce qu’il va lui faire.
Ne leur en déplaise, elle est à son aise, cambrioleuse du temps qui prend son envol, il n’est plus temps de se taire, mais de jouir de ce que l’on s’est toujours refusé, nous les fous à lier, les impudiques de désespoirs.
Elle flaire les regards, et ce que les vagues délaissent, un petit matin silencieux quand ils sont bien loin, eux.
"Je suis sentimentale - je le sais. Je suis désespérée et déraisonnable - je le sais aussi. Oh, aide-moi."
Anne Franck (1929-1945)
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