"Notre besoin de consolation est impossible à rassasier" (Stig DAGERMAN)
27 Mars 2022
Je suis tout feu, tout flamme.
Toujours à la limite.
Sans cesse au bord.
Mes sentiments contraires.
Me détourner de mes existences secondaires.
Me décrocher de tout ce qui me défait.
J'ai 39 ans et je suis restée figée dans l'adolescence.
Mais je sens bien mes 39 ans. Ils sont là. Ils me disent tant sur moi.
Le prix de mes flammes, notamment.
Le prix de mes emportements.
Le prix de mon incandescence.
Le prix de mes égarements.
Le prix de la nuit je mens.
Le prix de mes renoncements.
A la folie, ou pas du tout.
Pas d'entre-deux.
Je te veux, tu es mon idéal.
Mais si tu me brises,
en une fraction de seconde
je te relègue au rang des maudits.
Je conjure par ma grande exaltation
ce si profond vide intérieur qui est le mien
et qui me fait tant souffrir.
Combler mes manques.
Ne pas surestimer mes manques.
Dédramatiser.
Faire grimper mon ascenseur émotionnel.
Et dès que tout s'estompe, c'est si fade, c'est si triste.
Où chercher ? Où aller ? Où se réfugier ?
Où pleurer ? Où hurler ?
Où quémander ?
C'est le comble.
Combler, combler.
Plutôt chercher à combler.
Remplir.
Assouvir.
Guérir.
"Je suis sentimentale - je le sais. Je suis désespérée et déraisonnable - je le sais aussi. Oh, aide-moi."
Anne Franck (1929-1945)
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